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III : Une démocratisation

relative


A. Des prix élevés…

 

Les prix élevés sont attribués aux essences, mais en réalité celles-ci ne valent pas moins de 1% du prix de vente.

Dès la fin du XIXème siècle quelques noms s’imposent tels que Guerlain, les grandes maisons de parfums sont les premières à s’implanter. Celles-ci prennent de l’importance et de la renommée si bien que nous payerons le seul nom prestigieux de la célèbre maison de parfum.

En effet, le prix du parfum se doit d'être élevé pour justifier de sa qualité et conserver son image de marque. Particulièrement chez de grandes marques internationales telles que Chanel ou Dior (qui sont les deux plus grands distributeurs en France).

De plus, le prix du parfum indique le marché visé. Les jeunes, par exemple, vont être attirés par des parfums de prix raisonnable. A l’inverse, les femmes d’âge mur vont être attirées vers le N°5 de Chanel plus honnéreux.


 


 

Le parfum vend du rêve, de l’élégance, de l’émotion.

Quintessence du luxe, de la sensualité et du raffinement, l’industrie du parfum est aussi une affaire d’industries puissantes, expertes en promotion et en lancement publicitaire au niveau mondial.

Il va de soit, que le lancement d’une campagne publicitaire nécessite un important travail de recherches qui peut s’étaler sur plusieurs mois ce qui engendre des investissements considérables.

Ces publicités sont principalement diffusées par le biais de la  télévision , de la radio et de la presse.

 

Quand on pense que le marché de masse fait la part belle aux minis flacons 30 mL, moins chers et donc plus accessibles au plus grand nombre, on n’imagine bien, qu’à l’inverse, ces flacons géants de 100 mL incarnent une certaine idée du luxe, abondant, ample, dispendieux.

Mis en scène dans certaines publicités, par exemple la campagnes de Chanel pourCoco Mademoiselle avec la célèbre actrice Keira Knightley. Les parfums transmettent une idée d’une œuvre d’art, d’un objet de toute convoitise, un luxe qui a le goût de la démesure.



B. … qui restent inaccessibles pour certaines personnes

Il existe aujourd’hui dans notre société différentes Professions et Catégories Socioprofessionnelles (PCS), qui rassemblent regroupent des individus ayant des caractéristiques sociales économiques proches comme le salaire et le niveau de vie.

 


Ce raisonnement nous amène donc à penser que les membres de ces PCS consomment et utilisent le parfum de manières différentes selon leur PCS d’appartenance.


Les personnes appartenant aux PCS donc les niveaux de vie sont plus faibles éprouvent donc plus de difficulté à consommer des produits coûteux. Pour néanmoins consommer ces produits, celles-ci peuvent
 
Avoir recours à la contrefaçon :

En effet, aux cours des dernières années, on a vu se développer quelques réseaux de contrefaçon des parfums. Ce procédé est totalement illégal et interdit par la législation (L.716-9 du Code de Propriété intellectuelle).  Ces contrefaçons  lèsent les intérêts des marques. 

En 2008, par exemple, la gendarmerie a démantelé l’un des plus important réseau de contrefaçons de parfums.Plus de 35 000 flacons ont été découverts dans la région marseillaise.




Un préjudice qui est estimé à 1,2 million d’euros pour les groupes concernés (Clarins, l’oréal).
Un comble pour des produits censés incarner rêve, sensualité et désir.


 Ceux-ci sont bien évidemment vendus à un prix inférieur des originaux, mais sont aussi nécessairement de qualité inférieure. Ce genre de contrefaçon cause forcément un préjudice aux différents groupes chercheurs. D’autre part, ces produits frauduleux sont commercialisés sans le moindre contrôle, ce qui les rend dangereux pour la santé et sans la même efficacité pour le consommateur.


En 2007, sur 500 échantillons analysés par des laboratoires, 238 sont non conformes aux normes requises. Cela représente un taux de 48% de produits contrefaits, ce qui avait été souligné par le ministre du Commerce. Cette économie parallèle est évaluée à 10% du marché mondial de la parfumerie ce qui en fait un des secteurs le plus touché (avec l’informatique, le jouet, l’industrie textile).


Ainsi les individus n’ayant que peu de moyen se laisseraient tenter par ces produits de basse qualité et qui présentent certains risques pour la santé. A l’inverse, les individus possédant des moyens plus étendus préfèrent acheter des produits de qualité qui leur garantissent l’authenticité.


 

 

 

Le parfum " le Male" de Jean-paul Gaultier et sa contrefaçon. Musée de la contrefaçon

 

 

Analyse du vrai – faux de Jean Paul Gauthier


Nous pouvons constater qu’il n’y a pas que les industries textiles qui sont touchées par la contrefaçon mais également l’industrie du parfum.

En effet, cette photographie du « mâle » de Jean Paul Gauthier ainsi que sa contrefaçon nous montre que malgré un design recherché, les quelques différences ne sautent pas à nos yeux.

L’original est un peu plus large, les lignes horizontales sont plus fines mais comptent le même nombre que le produit contrefait et le verre est légèrement plus clair.

En revanche, ce qui sollicite davantage notre attention   c’est l’emballage parce qu’il est de dimensions différentes même s’il semble de matière et de forme identiques. Lorsque le parfum d’origine porte le nom de « mâle », la contrefaçon s’intitule  « blue for men ».


Avoir recours aux grandes surfaces :


De plus, l’achat de parfum de grande surface n’est pas rare, car il garantie la sécurité tout en restant dans des prix convenables.


Par ailleurs nous pouvons également constater que les grandes surfaces par exemple Auchan, Carrefour ou encore Leclerc ont eu aussi décidé de créer leur propre marque de parfum afin de faciliter à un plus grand nombre de consommateurs la possibilité d’acheter ces produits pour un coût moindre.


Parallèlement, ces grandes surfaces élargissent leurs gammes de vente ce qui leur rapporte certains avantages (clientèle, chiffre d’affaire).


Pierre Cardin a franchi le pas et a autorisé la vente de ses eaux de toilette en grande surface ; aux yeux de Cartier, par exemple, cette évolution n’est pas envisageable. Le parfum, de grande renommée, comme le champagne actuellement, sera bientôt vendu dans toutes les grandes surfaces.

Pour certains experts, en revanche, rien n’est encore définitif et les grandes marques peuvent parfaitement défendre leurs réseaux sélectifs par exemple, Marionnaud ou Séphora.


Nous avons donc effectué un sondage afin de compléter notre recherche. Nous pouvons donc affirmer que sur 20 individus, 16 préfèrent achetés leur parfum dans une parfumerie contre 4 dans des magasins de grandes surfaces.

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